> Les Aïnous - アイヌ人
L'histoire du peuple aïinou n'est pas encore bien connue : beaucoup de pistes sont encore à explorer, de matériaux à étudier et à resituer dans une perspective historique, que ce soit au niveau de l'ethnologie, de l'archéologie ou de l'anthropologie. Nous l'avons déjà dit plus haut, le rôle des Aïnous dans l'histoire du Japon est encore flou, et il en va de même pour les origines du peuple japonais lui-même. Dans cette partie, nous allons essayer de restituer ce qui semble être à peu près sûr aujourd'hui : les faits historiques, mais aussi les réflexions, les analyses qui ont découlées de ces recherches. En remontant vers le présent, nous essaierons par la suite de présenter la vie des Aïnous aujourd'hui, au Japon.
Premières traces des Aïnous dans l'Histoire
Il faut remonter au début du 8ème siècle de notre
ère et l'écriture du Kojiki, l'encyclopédie de tous les mythes et légendes racontant
l'origine du Japon, et plus simplement le premier ouvrage de littérature japonaise,
pour entendre parler des Aïnous, lesquels sont parfois considérés comme les descendants
des Emishis. Si l'on creuse un peu plus, on s'aperçoit que plusieurs théories sont en
présences quand à cette descendance. Les Emishis sont un peuple qui vivait dans le nord
du Tôhoku et le sud-ouest de Hokkaidô. En fait plusieurs tribus, peuples et cultures
différentes semblaient cohabiter à l'époque dans la region : Emishi
(nord de Honshû, sud de Hokkaidô), Ashihase (nord de Hokkaidô) etc.
Les Emishis ont sans doute été les premiers, de par leur position géographique,
à avoir eu des contacts avec le Japon des Wajin, celui de l'Empereur etc.
Repoussés, ils ont du s'étendre sur Hokkaidô où ils ont dû entrer en contact
avec les autres cultures déejà sur place, comme les Ashihase, qui «seraient»
eux descendus depuis Sakhaline, et devenir les Aïnous que nous «connaissons»
(culture Satsumon)... D'autres traces suggéreraient que les quelques Emishis
restés sur Honshu, auraient été absorber culturellement par le Japon de l'époque
Yayoi (plus spécifiquement entre les 5ème et 7ème siècle).
D'autres hypothèses sont également envisagées, mais ce qu'il faut surtout
retenir à ce stade (et dans l'optique du texte) concerne plus la pluralité
des peuples et des cultures qui cohabitaient dans les régions du Tôhoku,
de Hokkaidô, de Sakhaline et plus généralement de toute cette portion
d'Asie du nord-est.
A partir du 8ème siècle, nous pouvons considérer que le peuple aïnou
se répartissait de la façon explicitée sur le schéma 1. Une distinction
est faite entre les Aïnous des îles Kouriles (Chishima), ceux de Hokkaidô,
alors appelé Ezochi ou Ezogashima (terre des Aïnous), et ceux de Sakhaline
(Kita Ezochi).
Au 12ème siècle de notre ère, des contacts avec d'autres régions, comme celle de
la rivière Amur, ou bien évidemment le Japon, le métal est introduit et rend possible
tout ce que la céramique de la culture Satsumon ne permettait pas : haches, armes, bijoux,
outils etc. Ces nouveautés entraînent une expansion économique et militaire ainsi
qu'une intensification des échanges entre les trois principales régions alors habitées
par les Aïnous. Au 13ème siècle, les Aïnous de Kita Ezochi se confrontent aux Nivkh,
venus depuis la côte toute proche. Les Yuan venus aider les Nivkh entreront également
en contact avec les Aïnous. De manière générale, les Aïnous de Kita Ezochi avait un
mode de vie assez différent des Aïnous de Hokkaidô : influencé par les cultures dominantes
de la Mandchourie, du bassin de la rivière Amur, et par les Russes. Leur subsistance se
rapprochait plus de celle des peuples de Sibérie, vivant des ressources des forêts boréales.
Quand aux Aïnous des îles Kouriles, le manque de bois de leur milieu (notamment les îles du nord)
les obligeait à échanger des ressources comme des peaux de phoques, des plumes de faucon
ou d'autres produits maritimes contre des ressources logistiques venant de Ezochi et
de Kita Ezochi.
Au 15ème siècle, les Wajin (nom donné aux Japonais non autochtones) établissent
une petite base économique dans le sud-ouest de Ezochi : c'est à partir de
là que les premiers vrais échanges entre Aïnous et Wajin ont lieux, échanges
qui vont se transformer en conflits puisque les Wajin ne sont pas là que pour
les richesses de la terre d'Ezochi, mais bien pour Ezochi elle-même.
Les Aïinous sont peu à peu repoussés aux confins de l'île. En 1456, dirigés par Koshamain,
ils se rebellent et prennent possession des forts de Hanazawa et de Mobetsu,
points stratégiques des colons. Les Aïnous avaient alors presque réussis à refouler
complètement l'envahisseur hors de leurs terres.
S'ensuit une période où les Aïnous parviennent à établir des liaisons commerciales
plus équitables avec les Wajin, ces derniers reconnaissant presque le droit du sol
aux Aïnous. D'autres parlent de manipulations visant à contrôler ce peuple du nord
de l'Archipel.
Les Aïnous et le Japon de l'après-Sekigahara
1604 : le vainqueur de la bataille de Sekigahara, le Shogun Tokugawa Ieyasu,
donne au clan Matsumae le monopole du commerce avec les Aïnous de l'île d'Ezochi.
S'ensuit une période d'accélération des échanges, mais aussi d'échauffements entre
les deux peuples. Les Aïnous ne sont pas non plus d'accord entre eux, et des batailles
ont lieux entre les clans Shibechari et Hae (1648). En 1669, Shakushain, leader des
Shibechari, mènent tous les Aïnous de Ezochi contre les Wajin dans ce qui restera
le plus effroyable conflit entre les deux peuples. Lors des négociations pour la paix,
le clan Matsumae empoisonne Shakushain, ce qui met finalement un terme à la guerre.
Les Wajin ont ainsi gagné une énorme main mise sur les richesses des Aïnous.
1789: les Aïnous de Kunashiri Menashi (îles Kouriles) se rebellent contre des marchands
japonais qui les forçaient à travailler dans un port de pêche dans des conditions
inacceptables. 37 chefs Aïnous sont exécutés par les soldats du clan Matsumae,
qui vont par la suite contraindre par la force les Aïnous à céder leurs terres au Japon.
Le Shogounat des Tokugawa va par la suite (fin du 18ème siècle) prendre le contrôle de
Ezochi, transferant les Matsumae dans le Tôhoku, avant de leur rendre en 1821.
Les Russes ont commencé à se montrer en effet très interessés par les contrées
reculées de leur empire, qui n'avait alors jusque là pas de frontières bien précises,
et ont entrepris à envahir dès 1730 le nord des îles Kouriles et de Sakhaline (Kita Ezochi).
Cette rapide prise en main du Shogun va se traduire par le début d'une violente politique
assimilationniste des Aïnous au peuple japonais, et ce dans le but de démontrer aux Russes
qu'Ezochi est bien japonaise.
Le dessin de la frontière sera chose faite en 1854, avec le traité de Shimoda,
qui prévoit de partager le Japon et la Russie entre les îles d'Urup et d'Etorofu.
Pour garder les îles Kouriles, le gouvernement japonais à pour la première fois prétexté
que les Aïnous qui vivaient là étaient des Japonais, et que donc ces terres étaient japonaises.
Quand à l'île de Sakhaline, alors appelée Kita Ezochi, elle sera designée comme un territoire
commun où Japonais et Russes pourront vivre ensemble. Voir le schéma 2 :
Sitôt le traité signe, le Japon a accéléré la japonisation du nord du pays. Ceci s'est traduit par des politiques d'éducation de la population aïnou à la langue et à la culture japonaise, ainsi que par le contrôle direct du gouvernement sur les terres des Aïnous. En 1869, Kita Ezochi est rebaptisée Karafuto, et Ezochi devient Hokkaidô. La Commission de Colonisation est établie et les Japonais vont commencer à s'installer massivement sur l'île, si bien que les Aïnous deviendront rapidement minoritaires, renforçant du même coup l'assimilation forcée. De nombreuses traditions et coutumes aïnous sont interdites : le tatouage des femmes, les boucles d'oreilles des hommes, l'incinération de la maison et le déménagement de la famille à la mort d'un de ses membres.
Les Aïnous pendant l'ère Meiji
En 1875, un nouveau traité avec la Russie prévoit le rattachement de
toutes les îles Kouriles au Japon, en échange de Karafuto, devenant Sakhaline
(voir le schéma 2). Les Aînous de Sakhaline sont, pour la plupart, expatriés
sur Hokkaidô. On pense que des maladies telles la vérole, ont fait beaucoup de
dégâts sur Sakhaline, et donc à la population aïnou de cette île. Les populations
aïnous de Hokkaidô sont relogées dans des réserves ; on envoie les enfants dans
des écoles différentes des écoles traditionnelles japonaises, et ce, afin de mieux
contrôler ces premiers habitants des lieux. On interdit aux Aïnous de parler leur langue, et les
pratiques traditionnelles n'ont donc disparues que plus vite, car l'héritage aïnou se
transmet uniquement par voie orale (pas de système d'écriture), via des chants,
des récits et des poèmes.
Cependant, en 1878, la Commission de Colonisation décide à employer le terme
«anciens aborigènes» pour désigner les Aïnous. Plus tard, dans les années 1890,
des tentatives pour faire passer une loi de protection des «aborigènes de Hokkaidô»
au gouvernement échouent, puis réussissent en 1899, avec un pacte visant à apporter
l'aide nécessaire au développement des gens les plus pauvres de Hokkaidô, et qui
se trouvent être en grande majorité des Aïnous, en s'axant notamment sur l'agriculture.
Mais les terres alors attribuées aux Aïnous se révèleront incultivables, les meilleures
étant réservées ou déjà occupées par les Japonais. Ne pouvant plus chasser, ni pêcher
par décret gouvernemental, les Aïnous se retrouvent sans ressources, ruinés.
Ce pacte de 1899 est vu comme le coup de grâce porté aux autochtones du nord du Japon.
Assimilés par la force (et par la loi) à la population japonaise, beaucoup d'Aïnous
se résignent, et s'intègrent dans la société japonaise, meurent même sous le drapeau
japonais ; les multiples révisions (1919, 1937, 1946) du pacte de 1899 n'aidant
finalement pas beaucoup les premiers habitants de Hokkaidô à relever la tête, le mal était déjà fait.
Le réveil, au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale
Les choses changent au lendemain de la seconde guerre mondiale :
d'une part les frontières du pays (voir le schéma 3), et d'autre part,
le système politique du pays, qui bascule, sous le contrôle américain, dans la démocratie.
Les îles Kouriles sont toutes depuis 1945 et jusqu'à aujourd'hui aux mains de la Russie, qui en a fait un rempart militaire stratégique contre les Américains pendant la Guerre Froide. Les Japonais revendiquent depuis cette date la possession de Etorofu, Shikotan, Kounashiri et les îlots Habomai, où des Aïnous, puis des Japonais ont vécus.
1946 : la démocratisation du pays et l'article 13 de la Constitution rendent illégales la discrimination et l'assimilation du peuple aïnou. Les Aïnous obtiennent les meêes droits que les Japonais. Une prise de conscience de l'identité aïnou s'opère, et la même année, l'Association des Aïnous de Hokkaidô voit le jour (Hokkaido Ainou Kyoka), rebaptisée Association Utari de Hokkaidô en 1960. Les Aïnous vont pouvoir maintenant faire pression sur le gouvernement pour faire revivre leur culture.
Le Japon signe en 1979 le Pacte International sur les Droits Civils et Politiques
(ICCPR). Ce pacte prévoit que : «si il existe dans les pays signataires des minorités
ethniques, religieuses ou linguistiques, les personnes appartenant à ces minorités ne
peuvent être privées du droit d'avoir en commun avec les autres membres de leur groupe,
leur propre vie culturelle, de professer et de pratiquer leur propre religion, ou d'employer
leur propre langue (Troisième partie - Article 27)». En ratifiant ce pacte, le Japon a
cependant déclaré qu'il n'existait pas de telles minorités dans le pays. Le pacte de
1899 prônant l'assimilation, bien qu'obsolète et illégitime, avait la vie dure...
En 1986, le Premier Ministre japonais Nakasone déclare que le Japon est une nation mono
ethnique, ce qui provoque de vives critiques au sein de la communauté et des associations
aïnous. L'anné d'après voit la premieèe participation des Aïnous à la Conférence des
Nations Unies sur les Peuples Autochtones, ce qui les place pour la première fois sur la
scène internationale. 2 ans plus tard, en 1989, le gouvernement japonais établit un comité
qui devra examiner les différents points d'une future Loi Concernant le Peuple Aïnou.
Les choses vont s'accélérer en 1997. L'affaire du barrage Nibutani va opposer
deux Aïnous à la construction d'un barrage sur un site sacré (la region de la rivière Saru).
La Cour de Sapporo reconnaissant le caractère sacré du lieu insiste également
sur le fait que malgré la signature de l'ICCPR en 1979, le gouvernement japonais
n'avait pas encore véritablement cherché à protéger l'héritage culturel des Aïnous.
S'ensuit donc le vote de la loi de 1997 dite "Nouvelle Loi Aïnou", qui reconnait
pour la première fois l'existence d'une minorité ethnique au Japon, et prévoit notamment
l'établissement d'un centre de recherche pour la culture aïnou, de mettre en place des
infrastructures permettant d'étudier la langue des Aïnous, et enfin d'encourager la
préservation des traditions et coutumes aïnous.
Les Aïnous aujourd'hui
Les Aïnous ne sont aujourd'hui plus que 24000 sur tout Hokkaidô,
vivant principalement dans les sous préfectures de Iburi et de Hidaka.
Notez que ce chiffre est loin d'être précis, car beaucoup d'Aïnous sont
maintenant complètement assimilés à la population japonaise, ne voulant
plus revendiquer leurs patrimoines, ou même ignorant complètement leurs origines
aïnou. En effet, bien qu'illégale, la discrimination existe toujours au Japon.
D'après des enquêtes de l'association Utari, les Aïnous souffrent de cette discrimination
essentiellement à l'école, au regard du mariage, et au travail. Si les jeunes
Aïnous ou ayant un patrimoine aïnou réussissent presque aussi bien que les japonais
les concours d'entrée au lycée, ils sont en revanche moitié moins nombreux à entrer
à l'université. Même si le niveau de vie de la population aïnou s'est un petit peu
releveé il y a encore du chemin à faire pour rattraper celui de la moyenne générale
des habitants de Hokkaidô ; les Aïnous restent beaucoup plus dépendant des aides sociales
que la majorité des gens.
Les associations se battent pour que cela cesse, et surtout pour faire en sorte
que le gouvernement reconnaisse le caractère «autochtone» du peuple aïnou. Par
cette revendication, les Aïnous espèrent obtenir des droits spécifiques, comme
celui d'avoir un endroit pour développer la culture et faire revivre la tradition
aïnou. Il ne s'agit pas de faire une réserve comme c'est le cas aux Etats-Unis,
mais plutôt un endroit distinct d'un parc d'attraction, où l'on ferait vivre et
poursuivre la vie selon la tradition et donc basé sur la préservation de
l'environnement. Ce projet a un nom : IWOR. Prévu par la Nouvelle Loi Aïnou de 1997,
ce parc ne s'est pas encore construit pour des raisons de restrictions budgétaires
liées au contexte économique international. Mais les Aïnous, depuis leur participation
à la Conférence des Nations Unies sur les Peuples Autochtones, ont appris des autres
minorités de ce monde : des échanges ont eu lieu avec les Inuits du Canada par exemple.
Petit a petit, en se servant du pouvoir des médias et en apparaissant sur la scène
internationale, les Aïnous ont pu faire bouger un gouvernement souvent jugé trop
immobiliste, et peuvent encore influer de la sorte.
Réalistes, les Aïnous écartent toutes idées de revendications territoriales :
l'histoire a fait son oeuvre, et les Wajin sont maintenant bien implantés
sur Hokkaidô. Il n'est de toute façon pas question de séparation violente,
de refoulement, ni même de guerre ouverte, la tradition aïnou favorisant
plutôt le dialogue. L'essentiel reste quand même de faire admettre au gens
que l'idée d'un peuple japonais mono ethnique, mono culturel, est erronée
(elle est même illégale depuis 1997). Agir en conséquence au coeur de la société,
par exemple en revenant sur les manuels scolaires, qui parle des Aïnous,
mais les considère comme complètement assimilés à la population, peut favoriser
une prise de conscience, en tout cas le débat d'idée. Notons qu'il en va exactement
de même pour le peuple d'Okinawa, qui sont eux plus d'un million à s'identifier
comme descendants du peuple des Ryukyu, et qui ont des représentants spéciaux au sein de la Diète (le gouvernement japonais).
Conclusion
Voilà donc en condensé les faits
marquants de l'histoire des Aïnous. Pour plus de précisions, nous vous renvoyons
aux sources bibliographiques à partir desquelles à été rédigé ce texte. Nous
avons pu voir que les Aïnous, regroupés en association, ont entrepris un important
travail de fond pour faire revivre leur culture. Nous l'avons dit plus haut : les
origines de ce peuple sont mal connues, et les recherches en ce sens peuvent avoir
une influence capitale sur l'opinion : en 1997, trois intellectuels japonais,
l'ethnologue Nakazawa Shin'ichi, l'historien Umehara Takeshi et le philosophe
Yoshimoto Takaaki, ont affirmé que les Aïnous : «sont des Proto nippons, (...).
Avec les habitants d'Okinawa, ils [sont] les ultimes representants des Japonais
d'avant le Japon». Nul doute que ce genre d'affirmation n'aide en rien à la
revendication par les Aïnous comme peuple autochtone, bien distincts des colons
Wajin. Nul doute aussi que les Aïnous doivent prendre un chemin parfois différent
que le recours systématique à la loi (le cas du barrage de Nibutani reste exceptionnel)
dont usent beaucoup les minorités autochtones du continent Américain par exemple.
En effet, dans un pays comme le Japon, recourir a la justice n'est pas vraiment
encouragé, voir mal vu : les arrangements à l'amiable sont préférables, pour éviter
de briser l'harmonie, et de perdre la face en société. Mais il faut aussi tenir
compte des mutations et des changements qui s'opèrent constamment au sein de cette
société japonaise, qui iront sans doute dans le sens de la lutte des Aïnous. Sources :
Les associations Aïnous sont nombreuses à l'heure actuelle sur Hokkaidô. Des débats ont lieu
entre elles, revenants sur les lois, faisant du lobbying auprès des gens. Beaucoup
d'opinions sont exprimés, par exemple concernant la loi de 1997 : certains y
voient un progrès immense, d'autres pensent que cela ne va pas assez loin. Il
en va de même pour les musées ou les villages reconstitués : cela aide à montrer
en priorité aux japonais qu'ils existent, mais on peut voir ça aussi comme la
disneylandisation d'un peuple, d'une culture. Le projet de parc IWOR est attendu
au tournant à ce sujet.
Internet :
http://www.monde-diplomatique.fr/ : un intéressant article sur les conflits territoriaux entre le Japon et la Russie.
http://www.isn.ne.jp/~suzutayu/MHJapan/WhosEmishi.html : un exposé sur les Emishis.
http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/MFE2002/chesneaue/these_body.html : une étude
incontournable sur les Aïnous et leur combat en tant que peuple autochtone.
http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_103_1/ : pour tout savoir sur le Pacte International sur les Droits Civils et Politiques (ICCPR).
http://www.ainu-assn.or.jp : le site de l'Association des Aïnous de Hokkaidô.
http://members.jcom.home.ne.jp/yosha/minorities/nationalityinjapan.html : une histoire de la nationalité japonaise.
http://www.artsci.wustl.edu/~copeland/ainu.html : les Aïnous et le racisme au Japon.